Voici en un billet l'essentiel de notre réunion de démarrage (02/12/2009), qui est partie des objectifs exposés sur cette page pour les discuter, réfléchir aux personnes qu'il semblerait utile de rencontrer ainsi qu'aux outils de travail à développer.
La nécessité de créer un groupe de réflexion et d'action « culture scientifique et technique sur le web » a émergé du constat suivant : il n'y a pas (encore) de médiateurs scientifiques sur le web. La médiation en ligne est donc à construire mais aussi à penser, comme l'a montré l'absence de réflexion sur l'animation de communautés spécifiquement scientifiques lors de la conférence « Science Online London ».
Alors que la communauté scientifique fait passer l'attention portée aux savoirs du registre de l'épistémologie à celui de la sociologie, le web semble aller plus loin en faisant ressortir l'aspect psychologique. Là, ce que la personne porte avec elle semble presque plus important que le groupe auquel elle appartient ou ce que la communauté lui attribue comme qualités. C'est ainsi que la « cartographie des controverses » aide à déterminer ce que dit l'auteur d'un texte sur un autre sujet et de mettre ainsi en valeur les présupposés sur lesquels s'appuient ses discours. Chacun peut alors choisir non seulement quelle information il souhaite obtenir, mais aussi qui va la lui donner.
Dans ces conditions (et d'autres qui ont été mentionnées et que je ne reprends pas ici), quel serait alors le rôle d'un médiateur scientifique sur le web ? Il pourrait être capable de souligner pour les amateurs ce qui est implicite dans un discours et de rapprocher des personnes et groupes qui ne communiquent pas (ou difficilement) entre eux.
En termes organisationnels, il est prévu que le groupe « web2cst » se réunisse une fois par mois à partir de février 2010.
En complément de ces réunions, pourront être organisés des ateliers pratiques. Thème du premier : l’identité numérique. Objectif : permettre aux membres du groupe d'être tous reliés et donc mieux visibles et identifiables, ainsi que de comprendre l’utilisation et l’intérêt des différents outils permettant de créer des réseaux sociaux.
À partir de la rentrée de septembre 2010, ces réunions pourront prendre la forme d'un séminaire plus académique faisant se rencontrer à chaque séance deux personnes : une « qui fait » et une « qui pense ». Une publication collective pourrait être imaginée à partir de ce système. À suivre !