Depuis deux ans, le programme européen Yosciweb s'intéresse à la manière dont les sites internet de vulgarisation scientifique représentent la science et les scientifiques auprès des jeunes. Pour cela, sept organismes (universités, associations de science et sites internet scientifiques) de sept pays (Bulgarie, Espagne, Estonie, France, Islande, Pays-Bas et le Royaume-Uni) ont disséqué l'offre web vers les plus jeunes et organisé des groupes de discussion avec des participants âgés de 12 à18 ans afin de faire ressortir des "bonnes pratiques". En France, le projet était porté par le Conseil général de l'Essonne, au titre de la Banque des savoirs (site / Twitter / Facebook).

Yosciweb, donc, organise une journée de restitution de ses résultats le 10 mars prochain à Évry. J'espère que ceux-ci seront ensuite largement diffusés !

//MàJ 2 mars// Dans le communiqué de presse, quelques paradoxes soulevés par l'étude sont présentés sous forme de questions. Elles sont intéressantes à se poser :

  • Pourquoi les sites Internet présentent-ils une science désincarnée avec pas ou peu de place pour les scientifiques, qu’il s’agisse de les représenter au travail ou de leur donner la parole ?
  • Lorsqu’ils font place aux scientifiques, pourquoi les sites Internet oscillent la plupart du temps entre deux poncifs : soit le scientifique est un homme âgé en blouse blanche, soit une femme jeune, belle et dynamique ?
  • Pourquoi les jeunes survalorisent-ils dans leur usage quotidien les sites Internet présentant des vidéos, des animations, des images, de la couleur,... sans craindre d’affirmer que Wikipedia, site plus que minimaliste en terme de graphisme, d’ergonomie et de recours aux médias, comme leur site préféré en matière de science ?
  • Pourquoi la science est-elle un concept si flou pour les jeunes, qui la rattachent presque exclusivement aux matières scolaires ?